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Chloé, de Green Utopie, savonnière carrément bio !

Les savons de Green Utopie chez Carrément Bio !

La rencontre avec Chloé et Green Utopie

Green Utopie, c’est Chloé ! Évidemment, Green Utopie, ça nous a parlé tout de suite. Une utopie verdoyante ??? Il n’en fallait pas plus pour donner le tournis ! Nous sommes donc allées à la rencontre de Chloé. Quelle beau moment ! C’était par un matin de printemps, dans le jardin de Chateau Bas. Chloé exposait ses produits à l’occasion d’un salon. Et là, tout de go, ce furent ses produits, tout en rondeur, ses si beaux yeux clairs et pétillants, ses engagements, les raisons de ses choix. Une belle rencontre donc qui présageait d’un beau chemin à parcourir ensemble 🌞.

Chloé avant Green Utopie

Chloé a étrangement commencé sa vie professionnelle dans la grande distribution. Pourquoi étrangement ? Eh bien, parce qu’elle a suivi un cursus agricole ! Et oui, peu commun n’est-ce-pas ? Elle a toujours aimé le végétal aussi, logiquement, elle a orienté ses études vers le maraichage. Elle avait tout en main (ou en poche ?), presque tout. Il manquait – juste 😬 – l’accès à la terre. De plus, son compagnon a préféré s’orienter vers d’autres horizons professionnels. Or, pour Chloé, le maraichage, c’était forcément une aventure à deux. Aussi, elle a continué ses études vers une licence en commerce et, de stage en stage, a rejoint la grande distribution.

Ce qu’elle a aimé ? Le contact avec la clientèle, la mise en valeur des produits, manager une équipe. Ce qu’elle a moins aimé ? C’est ce qui a contribué à l’amener où elle est maintenant ! Ajoutez-y l’envie de créer, de faire de ses mains, d’être en adéquation avec ses convictions, un besoin d’indépendance, de valeurs et un bébé (devenu grand depuis, assez pour affirmer qu’il raffole du pain chocolat noisettes de Delphine). Chloé avait une passion pour la cosmétique et faisait des savons pour le plaisir, pourquoi ne pas pousser plus loin ? Voilà le chemin qui a « rempli tous les objectifs » de Chloé et l’a propulsé vers la création de Green Utopie !

Et alors, c’est quoi Green Utopie ?

Des savons !

Ce sont de si jolis savons tout ronds ! Ils dégagent un doux parfum et en un instant, vous emmènent dans une pause de douceur, de rondeur salvatrice. Merci Chloé ! Il y a les savons aux huiles essentielles (ou bien sans pour celles et ceux, futures mamans, bébés, qui ne les tolèrent pas), les savons exfoliants (au café, ils ont l’avantage aussi de supprimer les odeurs, par exemple après avoir épuché de l’ail ☺️).

Des shampooings !

Les shampooings solides, oui parce que Green Utopie, c’est aussi un commencement (ou une continuité ?) vers le zéro déchet : shampoing solides, dentifrices solides. Que du bonheur !

Le dentifrice !

Le dentifrice, oui, c’est vrai, on peut mettre 2 à 3 jours pour s’habituer mais une fois que c’est fait, jamais plus on ne lâchera cette petite boite ronde qui, si elle est bien utilisée, vous offrira du dentifrice pour 6 mois. Et vous imaginez la quantité de plastique économisée 😳 ????… Fort bien !

Le savon à barbe !

Pardon messieurs, pour vous, Chloé propose aussi le savon à barbe. Point de bruit de rasoir – très rasoir – juste le geste du blaireau, top ! Ce sont aussi les produits dont elle se sert pour la fabrication de ses gammes : huile de coco et beurre de karité.

Pour Chloé, le choix du label Nature & Progrès est une évidence. Elle apprécie dans ce label la cohérence dans la chaine de production du produit, depuis sa fabrication jusqu’à son emballage final. Nature & Progrès accorde toute sa place à la réduction des déchets.

Les savons sont fabriqués par saponification à froid. Savez-vous que les savons partent en cure ??? Non, pas à la Bourboule  😁, là dans son atelier de fabrication ! D’abord, il y a la fabrication, ensuite, le séchage, la coupe (avec la guitare  🎸… euh non, pas celle-là  🙄 😂) et enfin, la période de cure pendant 2 mois 😮. En fin de cure, ils sont « libérés » après le test Ph puis pesés, tracés et emballés. Tout est fait maison 😮 !!! Et avant même la fabrication, il y a la phase de test : Chloé met au point un savon, le fait valider par une pharmacie toxicologue et avant d’être autorisé à la vente, il sera mis en test pendant 3 mois en labo. Non, ça ne s’improvise pas !!

Venez rencontrer Chloé, elle est régulièrement présente au magasin et répondra à vos interrogations avec plaisir et passion.

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Carole Faudon, chevrière Carrément Bio !

Carole Faudon, chevrière carrément bio installée à Eyguières et engagé dans le projet depuis le tout début.

La rencontre avec Carole Faudon

C’était il y a longtemps ! Nos chemins se sont croisés alors que Carole Faudon était encore installée à Grans. Elle a connu de grosses difficultés sur ce lieu. Les chèvres ne donnaient plus de lait, tombaient malades. Elle a exploré toutes les voies possibles pour finir par toucher du doigt le problème : la ligne haute tension qui traversait les terres. Ni une ni deux, elle veut le bien-être de ses chèvres et décide en 2013 de quitter Grans pour retourner s’installer à Eyguières, sur les terres de ses arrières grands parents. Il faut recommencer, reconstruire mais Carole est heureuse, ses chèvres sont en pleine forme et recommencent à produire du lait. Elle les aime ses biquettes, les soigne avec des huiles essentielles, de l’homéopathie.

Carole, éleveuse, fromagère,…

Carole est éleveuse de chèvres certes. En allant chez elle, vous rencontrez les poules sur un mur – ou pas – qui picorent du pain dur mais pas seulement ! Les chiens vous trottent autour gaiement. Carole, où es-tu ?! On pousse la barrière (en faisant quand même attention aux chiens, qu’ils ne s’échappent pas ? En fait, on ne sait pas trop, pas trop l’habitude ! Ah tiens, un âne, bon lui, ce serait mieux qu’il ne sorte pas. Les poules, ben non, vous non plus ! Oui, définitivement, nous allons tenter de laisser tout ce petit monde en sécurité, hop, hop, hop, on se faufile, c’est gagné ! Enfin, pas tout à fait, on ne sait toujours pas où est Carole ! On l’appelle, les chiens nous aident mais voudraient aussi jouer avec nous.

Ah la voilà, souriante, accueillante ! Elle est débordée de travail ? C’est une évidence ! Et pourtant, elle nous offre sa présence généreuse, nous emmène auprès des chèvres. Elle parle à chacune, nous les présente de leur petit nom (oui, on a vite familiarisé !). Nous voilà auprès d’elles, à les caresser, les écouter (encore quelques progrès à faire côté langage chèvre cependant en ce qui nous concerne). Un passage par le labo pour admirer les fromages en attente et hop, c’est l’heure de la traite. Les biquettes se précipitent vers la salle, il faut y mettre un peu d’ordre « Allez les filles, on ne se bouscule pas, chacune son tour ». « Les filles », voilà ce qu’elles sont pour Carole. Elle est dans son élément et c’est un bonheur de l’y voir.

Pourquoi en bio ?

Le GAEC Faudon (créé en 2015), c’est donc Carole et ses chèvres, des poules, canards, pintades, des cochons et toute la joyeuse troupe de sa « Ferme enchantée », mais c’est aussi Pascal, éleveur d’agneaux. Carole n’a pas le label AB sur le porc car pour cela, il faut être « naisseur ». Carole n’a pas assez d’espace pour cette activité, ni de temps d’ailleurs, et en plus, c’est un autre travail. Donc, elle les nourrit en bio, et c’est déjà ça ! Les porcs dégustent les céréales de l’exploitation agrémentées du petit lait (des chèvres), les poules picorent bio aussi !
Pour les chèvres, c’est différent. Lorsque Carole a rencontré les soucis de santé sur ses chèvres, elle a cherché des réponses auprès de son vétérinaire en vain. Du coup, elle a cherché du côté des éleveurs bio et là, elle a rencontré l’homéopathie ! Un stage de formation auprès d’un groupement de vétérinaires, des questions, des réponses, c’est décidé, ses biquettes retrouveront la santé au naturel et à partir de 2010, tous les produits sont labellisés AB, elle ne reçoivent plus aucun traitement autre que l’homéopathie. Carole refuse de les traiter comme des « usines de production ». Elle retarde les périodes de reproduction à 18 mois, leur laisse le temps de se former, d’avoir une carcasse assez développée. Les plus anciennes sont dirigées vers leur « maison de retraite » à Chateauneuf les Martigues. Attention, elles ont un job intense : débroussailler entre copines !

Les produits :

Côté fromages de chèvres, Carole Faudon propose :

  • la barquette de 3 fromages, nature ou parfumés (sarriette, poivre ou cendre) ou pour le même poids, le gros chèvre lu aussi nature ou parfumé
  • la faisselle de chèvre
  • le fromage blanc de chèvre
  • le « tartinable » ail et persil ou échalote / ciboulette

Les fromages sont disponibles de mars à décembre. Ensuite, les chèvres s’occupent des bébés à naître puis sont occupées à les nourrir avec attention.

Et l’agneau ?

L’élevage des agneaux, c’est donc Pascal. Il gère aussi tout le fourrage. Par contre, il cède volontiers la partie commercialisation à Carole. Faire les marchés, rencontrer les clients, un peu oui voire même un tout petit peu ! Et comme Carole s’en donne à coeur joie quand elle est en direct avec les clients, c’est parfait ! Voilà donc pourquoi vous voyez Carole en permanence chez Carrément Bio et jamais Pascal !

Le troupeau est de race Mérinos d’Arles Antique. Attention, le « antique » est important ! Ça remonte au roi d’Espagne et à Louis XIV. Le roi d’Espagne s’est rendu à Versailles pour offrir des brebis à notre monarque. Sur son passage, il a laissé des brebis à Arles, dans l’est et à Rambouillet. Et cela a donné : La mérinos d’Arles, de l’est et de Rambouillet ! Elle est antique car n’a subi aucun croisement. C’est une petite brebis très gris foncé, et une race lainière qui donne une laine très fine. Pascal les fait tondre et vend la laine à la filature de Brun Vian-Tiran à l’Isle-sur-Sorgue pour faire des couvertures, couettes,… Et, grâce à la finesse de la laine, Pascal fait toujours le podium !

Nourrir les bêtes

Carole et Pascal sont producteurs de foin de Crau sur leurs 50 hectares de terres. Ils font aussi des céréales et le tout nourrit l’ensemble des animaux. Ils sont autosuffisant !

Et après ? On ne devrait pas le dire ?! Carole aurait comme idée d’investir dans un pasteurisateur à lait pour faire du lait pasteurisé donc et des yaourts !! On l’encourage ??? Quoi qu’il en soit, merci Carole, pour ta confiance, ton énergie, tes produits, ton respect envers les animaux !!

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Delphine Clavel, paysanne boulangère Carrément Bio !

Delphine façonne son pain

La rencontre avec Delphine Clavel s’est faite chez un autre producteur (Lionel Giodano à Velaux) lors d’une séance de ramassage de fruits. Delphine venait tout juste de commencer une nouvelle vie professionnelle. Abandonnant la gestion locative, elle s’oriente vers l’agriculture. Ce n’est pas la passion qui l’amène vers la paysannerie mais un besoin immense de travailler en plein air, d’exercer un métier manuel, de renouer avec la nature.

Paysanne boulangère ??

Donc, depuis peu, Delphine exerce, à temps complet, le(s) métier(s) de paysanne boulangère. Ça veut dire quoi ??? Cela signifie qu’elle cultive ses céréales : blés (anciens), petit épeautre, khorazan (qu’on connait aussi sous le nom de kamut), seigle,… Ensuite, elle les fait transformer ensuite au Moulin Saint-Joseph (à la meule de pierre). Enfin, elle façonne et cuit ses pains chez elle, dans son garage transformé en atelier.

Un travail artisanal

Depuis notre première rencontre, aux tous débuts de l’aventure Carrément Bio, Delphine a multiplié par deux ses capacités de cuisson (en fait, ça veut dire qu’elle a acheté un second four 😉 ! On pourrait dire que c’est pour le bonheur de tous – même si elle a délogé tout le contenu du garage familial pour le placer sur des palettes, dans le jardin ! Ses enfants ont l’air d’apprécier les changements et aident régulièrement leur maman. Sa fille a appris les maths en rendant la monnaie aux clients 👍 !

Son objectif n’est pas de faire plus. Les moyens de production sont volontairement limités. Cela doit rester artisanal. De plus, le travail des terres, la récolte, les démarches, tout cela prend du temps et ses journées sont fort bien remplies. La mairie de Coudoux est d’un grand soutien. Elle a mis des terres à sa disposition, lui prête une salle pour stocker les palox. Delphine travaille aussi beaucoup avec Lionel Giordano, son soutien de toujours.

Delphine propose plusieurs pains (tous délicieux !). Ce sont des pains qui se conservent très bien. Il sont présents en magasin les mardis, jeudis, vendredis et samedis.

Les différents pains de Delphine

  • le pain complet nature : ce pain est sa base, élaboré à partir de ses blés anciens
  • le complet aux graines
  • le complet chocolat noisettes (avec des vraies pépites de chocolat et des noisettes entières   😋 🤩
  • le pain complet du mois : il change tous les mois ! Ce peut être du pain aux deux olives, pain aux noix, pain à la tomate et au romarin, le pain aux 13 desserts !!!
  • le petit épeautre
  • le khorazan

Son travail se fait essentiellement à la main. La voir travailler la pâte, façonner son pain est une merveille. Bientôt, vous pourrez admirer ce travail en vidéo… bientôt !

En attendant, n’hésitez pas à venir rencontrer Delphine au magasin, la questionner. Rejoindre l’équipe Carrément Bio, c’était aussi l’occasion pour elle de rencontrer du monde, d’échanger, parler de son travail, profitez-en !!!

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Patrick Hébrard, maraicher carrément Bio !

Patrick Hébrard, maraicher Carrément Bio

Patrick Hébrard, installé à Rognes, est maraicher depuis quelques années seulement. Patrick entend parler de notre projet Carrément fou, Carrément bio. Interpelé par notre démarche, il entre en contact avec nous.

Une vie avant le maraichage ???

Dans sa vie d’avant, Patrick travaillait dans l’industrie comme directeur qualité. Il construisait des machines, du matériel pour l’agriculture et l’arboriculture. Il semble que la mécanique l’ait toujours intéressé. Mais voilà, la « modernité » du métier a transporté la fabrication dans de lointaines sous traitances. Son travail s’est focalisé sur le correctif alors qu’il aurait voulu pouvoir agir sur le préventif, en vain car délocalisé. Peu à peu, il s’installe dans le besoin de devenir maitre de ses actions, d’être à l’origine de ses choix. il s’est tourné vers la terre pour cultiver ce qu’il avait envie de manger !

Direction le potager !

Au sortir de l’industrie, sa famille et lui se sont installés à Rognes où il a commencé à faire un jardin. Son épouse, professeur de biologie, exprime sa difficulté à trouver les produits qu’elle a envie de consommer. La solution semble évidente : un jardin potager ! Une terre familiale est disponible, l’opportunité devient évidence !

N’y aurait-il qu’un pas entre le potager et le maraichage ?

Peu à peu, le projet agricole prend tout son sens : « Je fais les légumes que j’ai envie de manger ! ». Il intègre le lycée agricole pendant 1 an. Son objectif réside dans une agriculture bio et locale. Installé à Rognes, près des terres, la ruralité prend tout son sens. Depuis pas mal de temps, il ressent que notre système actuel revêt quelques incohérences, quelque chose ne tourne pas très rond. Dans cette nouvelle vie, il génèrera moins d’énergie grise, moins de déplacements. Définitivement, le local, le bio, lui semblent mieux pour sa famille, pour lui et pour l’environnement. Voilà, c’est fait, il créé le jardin des Mauvares !

Le jardin des Mauvares ?

Pourquoi le Jardin des Mauvares ? Car il est situé sur le quartier des Mauvares à Rognes. Ça veut dire les « mauvais ares », des terres difficiles à travailler mais – et le « mais » est capital ! – qui peuvent donner beaucoup. Il réfléchit à la rotation des cultures, à une cohérence pour obtenir un sol qui s’agrade et non se dégrade. Il choisit une certaine idée du bio : pas d’hybride, pas de greffé, de faibles amendements. La qualité est toujours présente et il n’en dérogera pas.

Les chouchous de Patrick ? L’asperge, l’artichaut, le poireau. Il est plus à l’aise sur les cultures d’hiver que de printemps. Pour lui, l’arrière saison est plus favorable (les pommes de terre, les choux). Le terroir de Rognes, en général, n’est pas très orienté primeur. A 300 m d’altitude, les terres ne réchauffent pas très vite. 

Le travail collectif ?

C’est ici que se dessinent ses intentions de travailler avec d’autres producteurs. En effet, un parcellaire plus grand permet une meilleure rotation des sols ! Être maraicher seul ne lui semble pas économiquement ni écologiquement logique. Une mutualisation des terres, des compétences, du matériel éventuellement donnerait de la force à son projet. L’entraide et le soutien sont importants et pas seulement dans les moments difficiles. Maraicher, ce n’est pas un métier, on peut parler de vocation. La frontière est ténue entre l’univers personnel et professionnel.

En effet, on est plus forts ensemble !

Le travail à plusieurs ne s’est pas mis en place aussi bien et aussi facilement qu’il le souhaitait mais… voilà qu’il entend parler de nous. Il est « bien content de l’aventure Carrément Bio » (c’est vrai, on le reconnait il le dit à chacune de nos réunions – pour l’instant !). Quoi qu’il en soit – et c’était un des objectifs de Carrément Bio – travailler à plusieurs permet de proposer une offre plus complète sur l’année, donc de travailler sans achat revente (essentiel aussi pour nous !!!). Pour cela, il faut des sols différents, des terroirs différents, de la continuité.

Et maintenant ?

Voilà donc Patrick, après 8 ans d’activité, intégré à l’équipe Carrément Bio, qui s’oriente aussi vers l’enseignement. Il aime transmettre et souhaiterait faire monter en puissance des jeunes. Pour lui, faire de la formation, c’est « pour partager ce que j’ai appris, là où j’ai peiné pour faire gagner du temps aux autres ». Il ne souhaite pas plus de surface ni plus de production. « Ce n’est pas un métier de tout repos. Je gagne moins d’argent mais je vais mieux. Mes choix m’appartiennent. Ça a une grande importance. » Merci Patrick, nous sommes heureuses et fières de partager cette réalisation ensemble.

Pour Patrick, l’écologie, c’est ne pas jeter mais réparer, transformer,… Un bel aperçu ici du confort au travail 😉
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Aurélien Knipping, maraicher Carrément Bio !

Bouquet de fleurs de courgettes dans les mains d'Aurélien. C'est très beau !

Le jeune de l’équipe 😉

Et oui, Aurélien Knipping est celui qui fait considérablement baisser la moyenne d’âge de l’équipe de maraichers, il le dit lui-même, il est LE jeune de l’équipe ! Et nous, ravies de l’avoir vu arriver, emmené par Patrick un soir de réunion de maraichers. On se découvre, on démarre chacun dans nos projets, déterminés, on va avancer ensemble ! Aurélien n’a que peu de production à ce moment-là mais sans hésiter, il se lance avec nous en tant qu’engagé. Le fait de construire ensemble, avec les autres maraichers, un plan de culture commun, de bénéficier de l’expérience des autres, de partager les réussites, les conseils, tout cela constitue un guide pour Aurélien.

Aurélien en photo das sa serre avec un bouquet de basilic pourpre à la main

Aurélien est fraichement sorti de l’école. Il a son BTS agricole en poche, ses choix sont faits. Il n’est pas « fils de » lui non plus, il devra trouver des terres et s’installer, petit à petit. Il est soutenu par des maraichers, près de chez lui et travaille une parcelle ici et là. En 2018, il fait sa première acquisition, au Puy-Sainte-Réparade, une surface autour de 2 hectares. En parallèle, il installe des serres sur une terre qu’il loue et c’est parti !

Les coups de main des uns et des autres, le prêt de matériel lui ont permis de mettre en place le système d’irrigation, et de commencer la culture de ses terres. Nous y découvrons des tomates anciennes, tomates roma, des courgettes, concombres, melons, pommes de terre … C’est magnifique de voir toutes ces couleurs. Les fleurs de courgettes qui jettent leur lumière nous attirent tant ! Nous salivons à l’idée de beignets délicats et hop, nous voilà récoltants de belles fleurs, pour notre plus grand plaisir et celui des clients !

Aurélien aurait-il hérité de l’amour de la terre ?

Il a fait lui-même les semis de tous les légumes de pleine terre. Pour cela, il utilise la motteuse dont il a hérité de son grand-père pépiniériste. Il est heureux et fier de cet héritage et son grand-père le serait tout autant. Il prévoit aussi pour la saison à venir. Les courges sont en terre. Aurélien est notre spécialiste des petites courges anciennes. Nous les avons découvertes avec lui : Jackbelittle, patidou, courge délicate, … De petite taille, délicates, elles permettent de cuisiner de beaux et bons plats d’hiver !

les courgette sous la serre d'Aurélien

Il nous emmène ensuite visiter les serres, magnifiques, fleuries. Les fleurs ? Ça facilite la politisation, ça éloigne les ravageurs et c’est de toute beauté ! Entre chaque ligne, des pieds de plantes aromatiques. Nous ramassons ensemble de beaux bouquets de basilic pourpre qui embaument le magasin.

Aurélien et Constance devant les serres

Aurélien travaille avec sa compagne, Constance, elle est encore plus jeune que lui 😉 et termine son BTS cette année. Ensemble, ils ont bâti un abri en bord de route pour vendre leur production. Voilà où vous trouverez leurs légumes donc, près de leur terre et chez Carrément Bio !

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Jenny Delannoy, maraichère Carrément Bio !

Photo de Jenny Delannoy

Fraichement arrivée chez Carrément Bio !

Une amie commune nous présente Jenny Delannoy. Elle exerce dans le domaine agricole depuis quelques années mais dans le monde équestre. En effet, elle s’est installée à Plan d’Orgon il y a déjà presque 10 ans. Elle a repris les terres des grands-parents de son compagnon. Ils souhaitaient prendre leur retraite d’arboriculteurs. Leur petit-fils est professeur d’équitation, tout naturellement, ils décident, Jenny et lui de reprendre les terres et les transformer en prairie. Ils ont construit les paddocks, les parcs, les carrières, les parcours de cross, transformé le hangar en carrière, bref, voilà un bel endroit dans lequel les chevaux ne tardent pas à prendre leur aise.

Du cheval au maraichage.

Depuis 2014, Jenny est seule à la tête du domaine et souhaite s’orienter vers la terre nourricière. Elle est soutenue par son voisin, maraicher bio. Elle le regarde travailler et petit à petit, l’idée fait son chemin malgré la difficulté du travail. Jenny aime travailler la terre, en prendre soin, et admirer le travail au moment de la récolte. Elle est en paix auprès d’elle et ça se voit !

Comment commercialiser ?

Nous rencontrons donc Jenny Delannoy au moment des ses premières « grosses » récoltes, beaucoup trop pour ses clients de l’écurie, même s’ils sont les premiers fans de cette nouvelle activité ! Elle cherche donc un moyen de commercialiser ses produits. Les grossistes bio de la région sont une solution. Cependant, cela ne l’attire pas. Elle continue ses recherches mais elle doit aussi être disponible pour les chevaux le matin donc abandonne l’idée des marchés. Et puis, voilà que nos chemins se croisent. Nous lui expliquons notre mode de fonctionnement, le « noyau dur » des maraichers, l’entraide, la répartition et planification des cultures ensemble, avec l’accord de chacun, les permanences en magasin pour « faire ensemble », rencontrer la clientèle, appartenir à une équipe, une belle équipe !! Jenny est conquise, nous aussi !

Un paysage nouveau

Nous allons visiter ses terres, rencontrons ses parents qui l’aident au quotidien, la soutiennent bien que la détermination et l’énergie de Jenny soient sans faille. Au détour de la balade, on fait la connaissance de Savanne et Colorée, les belles comtoises, amies constantes de Jenny, seront-elles un jour éléments à part entière de son « aventure maraichère » ??? A suivre !

Son objectif à terme est de destiner 3 hectares au maraichage. Les terres sont irriguées par inondation une fois par semaine. Elles sont limoneuses, sableuses, argileuses, ce sont de belles terres, labellisée AB, situées sur le lit de la Durance. Elles diffèrent des terres autour de Saint-Cannat, le climat est un peu différent et nous allons pouvoir découvrir ses différences au fil des saisons, chouette !

Jenny Delannoy et ses produits au magasin !

Les terres de Jenny Delannoy

La balade nous amène vers le persil, le premier pour Jenny, dans de telles proportions (!), de beaux bouquets de ciboulette aussi, presque prêts à être cueillis ! On charge dans la voiture les derniers petits pois récoltés du matin. Quelques heures plus tard, les clientes font la connaissance de Jenny et testent les produits alléchants !
Et les pommes de terre nouvelles, celles que nous attendions tant … elles sont là !! Jenny a choisit la variété Annabelle, une pomme de terre à chair ferme, à cuisiner à la vapeur ou rissolée … Testée et approuvée par Carrément Bio, elle est délicieuse !
Des courgettes sont sur les starting blocs pour ravir vos assiettes d’été. Et pour connaitre la suite … un peu de patience 😉 !

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Marianne Abba, apicultrice

Marianne Abba, apicultrice carrément bio

Autour du chaudron

Le Chaudron des fées, c’est Marianne, productrice carrément connectée ! Le chaudron, c’est la magie des produits miellés ! Nous allons à sa rencontre dans ses ateliers, aux portes du massif de la Sainte-Baume. Sa passion, c’est l’apiculture. Voilà 22 ans qu’elle a fait ce « saut dans le vide », elle était infirmière et déjà, partageait avec son mari la passion des abeilles. Ils possédaient quelques ruches, pour leur plaisir. Puis son mari a eu l’opportunité de reprendre un rûcher professionnel à Fuveau. Très rapidement, ils ont migré vers Trets, sur un terrain en pleine nature et ont commencé la miellerie ensemble.

 

Déjà, il y a 20 ans, Marianne a eu envie de travailler autrement, « dans le respect de l’abeille ». Cependant, la période de transition a été difficile car les pertes furent nombreuses. Ainsi, elle créé le Chaudron des Fées et maintient un cap déjà engagé vers une production labellisée Agriculture Biologique. Les premiers produits miellés seront les savons. Marianne se joint aux fées autour de son chaudron, elle écoute son intuition, se connecte à la nature mais aussi à tout ce qu’elle met en œuvre, le fait avec passion et entièreté.  Elle fait le choix « d’accompagner les abeilles plutôt que de les encadrer ».

Un nouvel envol

L’an passé, elle est repartie, seule, sur un nouveau lieu, une nouvelle approche autour de l’abeille. « On est passé par l’expérience. Ça nous donne des valeurs affirmées » dit-elle.

Marianne a constaté que les abeilles, de façon naturelle, se positionnent entre 2 et 5 mètres de hauteur aussi, elle construit une plateforme  dans les arbres pour les accueillir. Tout autour seront les végétaux, comme un mandala et le tout formera un ensemble pédagogique dans lequel on pourra se réfugier. Toutefois, c’est une construction importante, elle nécessitera au moins 3 années pour la partie végétale. Son but est de développer une poly-activité autour de l’abeille « mais où chaque chose a une fonction ». Par exemple, la fleur nourrit l’abeille l’été, va ensuite être utilisée pour les tisanes et enfin, agrémenter  le jardin pédagogique. L’amandier ? Il produit les premières fleurs qui réveillent l’abeille puis offre ses fruits au nougat !

Les produits miellés

Les produits miellés sont nombreux (et fameux !). Voilà tour à tour :

  • Les glaces : pour l’anecdote, c’est lors d’une fête du miel que Marianne, derrière son étal déserté sous cette chaleur torride, observe la file de clients qui va s’étirant devant la vitrine du glacier. Elle imagine une glace : elle remplacerait le sucre par du miel et pourrait ainsi offrir un brin de fraicheur naturelle aux gourmets ! Sitôt dit, sitôt fait … ou presque. Trop compliqué d’utiliser du lait de vache ; le lait de soja a un goût trop prononcé. Elle opte pour le lait de riz, plus subtil et plus doux. Le miel de châtaigner, corsé, se marie si bien avec le cacao. Dans le miel de lavande, on ne rajoute rien, il se suffit à lui-même, « ça parle tout seul » !
  • Le nougat, le pain d’épices, les biscuits : Le miel, les fruits, … qu’elle récolte. Besoin de blé ? La voilà qui sème et réalise cette année sa première récolte !
  • Les savons, les tisanes : Elle assemble ces morceaux de nature, harmonieusement, en respectant les qualités de la plante, et en fait une « traduction émotionnelle ». « La nature autour de nous est vivante. Il suffit de se quitter soi-même pour aller à la pêche de cette information. C’est vraiment bouleversant. »

 

Marianne travaille (presque) seule, ouvre sa porte à des Woofers dont une majorité s’est vraiment investie. Elle fait de belles rencontres, croise de formidables expériences de vie et reçoit de sérieux coups de main, des idées, des visions parfois. Elle a opté pour le label Nature et Progrès, est exigeante, passionnée.

Le cercle vertueux de la pérennité

Et pour l’avenir ? De zéro ruche l’an passé, elle est arrivée à 15 cette année et a récolté 150 kgs de miel. Elle envisage  des ruches kenyanes horizontales, avec un maximum de 60 ruches, en accord avec le potentiel de nourrissage. Elle expérimente pour « remettre l’abeille dans sa liberté sinon, on ne contribue pas à sa pérennité » …

 

Bravo Marianne ! Nous sommes heureuses de cette rencontre, attentives à vos talents si nombreux, votre optimisme, votre passion, votre lecture ce de « monde merveilleux » dans lequel nous vivons … et si fières de vous avoir parmi les producteurs de Carrément Bio !

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Anthony Carreiras, maraicher Carrément Bio !

Anthony Carreiras, maraicher carrément bio

Maraicher : choix, héritage ?

Anthony, c’est l’enfant du pays ! Anthony est né, a grandi à Saint-Cannat. Fils de paysan ? De maraicher ? Eh bien non et pourtant, comme il le dit « Tu nais paysan, tu n’es pas paysan ! … mais tu ne le sais pas toujours ». C’est ce qui s’est passé avec Anthony ! Il ne savait pas forcément … mais peut-être la génétique s’en est-elle mélée ?? Ses grands parents paternels étaient agriculteurs, loin, en Galice, quant à ses grands-parents maternels et son père, ils travaillaient un jardin potager à Saint-Cannat, un lieu de partage cher à Anthony. C’est donc en famille qu’il a découvert le maraichage.

L’école l’a amené vers l’horticulture, sans conviction … il cherche un petit boulot et se voit proposer un jardin à entretenir par une dame de Saint-Cannat « tu tondras la pelouse » ! De fil en aiguille, il commence un potager qui finit par occuper les 500 m2 mis à disposition ! Ça y est, le voilà arrimé à la terre ! Pas encore un statut de paysan maraicher, mais déjà, la volonté d’en faire plus, d’augmenter la surface de production. Il trouve une autre terre, un peu plus loin (toujours à Saint-Cannat) et voit sa surface de culture passer à 1500 m2, si ce n’est pas être maraicher, ça fait un beau jardin potager !

Une voie se dessine, l’appel de la terre est fort, il aime la travailler, penser l’assolement, les semis, les récoltes, il est heureux et s’oriente vers un BPREA (Brevet Professionnel Responsable d’Exploitation Agricole). Il devient apprenti et découvre le métier à Lambesc, entouré d’autres jeunes passionnés comme lui.

Une transition

Et pourtant, au bout de quelques années, il a besoin de s’échapper, de « prendre la route », d’aller voir ailleurs. Il passe son permis poids lourd, arpente l’asphalte pendant quelques années, seul au volant de son camion. Cette expérience est intéressante, elle lui confirme que l’appel de la terre est plus fort que tout !! En 2011, Anthony reprend le chemin de la maison et trouve du travail chez un nouveau maraicher de Lambesc. Il expérimente tous les postes : les cultures, la vente, le transport mais aussi une nouveauté : le label Agriculture Biologique. C’est donc ici qu’Anthony décide de maintenir ce choix du label AB lorsqu’il aura ses propres terres.

Le retour à la terre

En 2012, il s’installe à nouveau à Saint-Cannat, agrandit sa surface de production et devient officiellement maraicher labellisé AB pour notre plus grand plaisir ! Il commence à vendre sur les marchés et sur ses terres le dimanche matin mais aussi dans certaines épiceries bio. C’est un peu une affaire de famille, Raymond, son père lui « donne la main » sur les terres et Huguette, sa mère s’occupe de la vente le dimanche. Quel succès sur le marché !! Pour avoir vécu un marché complet sur Marseille avec Anthony, je peux confirmer que « ça envoie » !!! Quelle fierté d’exhiber de si beaux légumes bio. D’ailleurs, la clientèle ne s’y trompe pas, les clients affluent avant même 7h du matin !

Il aime le maraichage, il n’y a pas de routine : « ça change tout le temps, on ne connait pas la monotonie ! ». Il connait ses terres, il les aime, les respecte. Le respect fait d’ailleurs partie des valeurs essentielles pour Anthony, tout comme l’intégrité. Les légumes et fruits qu’il réussit le mieux : la pomme de terre, le navet, la tomate (tomate ancienne mais aussi tomate ronde), la courgette, le melon (melon brodé mais aussi melon canari … hum, ils sont délicieux !!), la fraise, … Nous rajoutons à cette liste des légumes approuvés par nos papilles depuis tant d’années : le basilic vert ou pourpre, le poivron, la salade, l’aubergine, la pastèque, la cébette, et tellement d’autres encore que nous vous ferons découvrir sur les étals de Carrément Bio !